poemes

 

MIROIR

 

Je veux me connaitre pour me dire,

Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles

Le cœur grand ouvert sans aucun voile.

Goûtant ce calice jusqu’à devenir ivre !

Mais puis-je me lire tel dans un livre ?

Ou sont écrits les mots ? Qui m’apprendra ?

Qui m’accompagnera sur ce chemin là ?

Me faire entendre ce que mon corps veut dire.

Sa rumeur, son vacarme, son délire,

Le corps parle à ceux qui savent entendre ?

Une épaule pleure et le cœur tremble

Le sacrum soupire et des orteils ont le fou rire

Une main s’envole ou se retire.

C’est la poésie de l’instant, éphémère,

Le flux vivant du ressac de la mer,

Mouvement des fluides, énergie

Qui se mélange au souffle infini

Pour devenir expression plénière de la vie

Tout cela comme dans un miroir, je te fais voir.

 

CHEMIN

L'état de grâce n'est plus

Éphémère il s'est tu

N'en voulais je plus?

 

Peur de trop briller?

Ou grain de sable écorché

Qui enraille cette mécanique pas assez huilée?

 

Tel un sportif de haut niveau

Je m'entraine à muscler mon cerveau

Mon cœur, mon âme, mes os

 

Pour vibrer de nouveau à l'unisson de l'univers

Symphonie permanente, ici, sur terre

Bain d'amour qui danse avec l'atmosphère

 

Je t'ai goûté, je connais ton parfum

Je réveille ce souvenir  d'une caresse de la main

Et suis légère, joyeuse, le chemin.

 

ETOILES

 

Celui qui regarde les étoiles
Est le berger de la nuit.
Il veille sur le sommeil des endormis,
Gardien du silence et de l'oubli.

Poète au grand coeur
Qui lit le ciel infini,
Il est relié à cette poussière de vie,
Paillettes brillantes qui enchantent mon âme d'enfant épris.

A mon tour je deviens le berger
Le bienveillant protecteur, cet ami.
Je veille sur le sommeil des endormis
Les berçant de mon chant d'envie

Qui distille comme dans un rêve,
Sublimant un instant de magie:
Ce désir de s'éveiller de l'oubli
Pour goûter enfin aux mystères de la vie

 




reflexions

Encourager toute forme d’expression créative, c’est encourager la personne à explorer son intimité, à se surprendre, et à laisser émerger son potentiel. Toute personne est porteuse d’une dimension créative et se verra renforcée de pouvoir l’exprimer.

 

 

 

Comment un corps en mouvement, connecté au sol, avec conscience, peut faire remonter la puissance qui est dans la personne, la force de vie qui l’anime. Le travail du coach consiste alors à attiser cette force vive, qu’elle grandisse et ose prendre toute son ampleur. En amenant la personne à s’autoriser certains gestes, certains sons, elle est incitée à prendre possession de ce corps qui est le sien, à se laisser surprendre par lui. Le fait d’aborder le contact à sa puissance intérieure l’amène parfois à travailler son opposé complémentaire qu’est la douceur. Souvent ces deux opposés ont du mal à cohabiter, comme s’ils se faisaient de l’ombre l’un l’autre, et c’est en les réconciliant qu’ils réalisent leur plein potentiel. L’un ne va pas sans l’autre et en accueillant sa douceur, nous permettons à sa force d’exister et vice versa. Il suffit de trouver la porte d’entrée qui correspond à chacun, certains iront plus facilement vers la force et le travail sera de contacter la douceur et d’autres ce sera l’inverse. En réconciliant les deux, ils n’effraient plus, trouvent chacun leur place et gagnent en légitimité. Être capable d’exprimer sa force et sa douceur, comme son plein potentiel, c’est là que se situe un enjeu important dans l’accompagnement en coaching. Une fois rencontré le chemin vers elle, la personne n’a plus besoin de se chercher dans l’autre et peut entrer dans une relation plus vraie, une communication plus libre, car l’être humain est bien un être de communication.